Je suis membre du VDH

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En guise d'introduction
Le Volontariat pour le Développement d'Haïti (VDH) jouit d'une excellente réputation à travers Haïti pour son travail avec la jeunesse, particulièrement dans le domaine de l'éducation à la santé sexuelle et reproductive. Les forces de cette organisation sont nombreuses. Parmi lesquelles, on peut citer sa capacité de mobilisation et de formation des jeunes, sa connaissance du milieu, son expertise en mise en réseau des jeunes sur le plan national et l'esprit de volontariat qu'elle préconise. Le VDH est considéré à juste titre comme une organisation qui travaille pour les jeunes, par les jeunes et avec les jeunes.

Créé le 16 février 1988, le Volontariat pour le Développement d'Haïti (VDH) est une organisation à but non lucratif, apolitique, non-gouvernementale et non-confessionnelle légalement reconnue par l'Etat haïtien, à travers le Ministère des Affaires Sociales et le Ministère de la Planification et de la Coopération externe.
[f=#ff0077]Mission

La mission du VDH, tel que amendée en l'an 2000, est d'améliorer le développement personnel des jeunes en Haïti, par le biais de l'éducation et du renforcement de leurs capacités intrinsèques.

Domaines d'intervention
En conformité avec la mission ci-dessus définie, le VDH priorise trois (3) domaines d'intervention :

• Santé des jeunes en mettant en place des programmes d'éducation sexuelle,de prévention des IST/VIH/SIDA, des grossesses précoces et de l'abus des drogues.
• Insertion socio-économique des jeunes en incitant les jeunes à apprendre un métier, en initiant les jeunes à la gestion de micro-entreprises génératrices de revenus, en créant ou en cherchant des opportunités socio-économiques pour les jeunes.
• Développement des associations de jeunes en formant les membres des associations de jeunes en Leadership, en Animation et en Gestion d'association pour qu'ils puissent, à travers ces structures, participer véritablement à leur propre développement.

Stratégie & Approche
La stratégie d'intervention privilégiée par le VDH est l'éducation par les pairs, laquelle stratégie est couplée à l'approche holistique, vu que les besoins des jeunes sont interreliés.

Structure
Le VDH comprend les organes suivants :

• L'Assemblée Générale qui sanctionne le bilan technique annuel et le bilan financier annuel de l'organisation.

• le Conseil d'Administration qui supervise le travail de la Coordination générale.

• la Coordination générale qui constitue la direction exécutive de l'organisation.

• la Coordination départementale qui fait le lien entre la coordination générale et les entités locales

• la coordination locale qui réunit les jeunes du VDH au niveau local.

Maison des Jeunes du VDH •La Maison des Jeunes est un véritable repère pour les jeunes. Faite avec les jeunes, par les jeunes, pour les jeunes, la maison des Jeunes représente le canal au travers duquel toute la politique du VDH coule.

Le VDH compte actuellement 22 maisons des jeunes disséminées dans 9 des 10 départements du pays.
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# Posté le mardi 21 août 2007 11:36

Modifié le mardi 21 août 2007 11:57

Protegeons nous.

Protegeons nous.
Protégeons-nous !
D'après le rapport de l'ORS (Observatoire Régional de Santé), « Les connaissances, attitudes, croyances et comportements face VIH / Sida en France en 2004 » publié en Novembre 2005, on observe une meilleure connaissance de la maladie depuis 1992, mais la compréhension des mécanismes de transmission du VIH est toujours incomplète. En effet, 15% des 18 à 69 ans pensent qu'il est efficace de se laver après l'acte sexuel, soit une croyance aussi forte qu'il y a 10 ans. La banalisation de la maladie se poursuit. Apparu il y a 20 ans comme une épidémie mortelle, le sida fait aujourd'hui moins peur. C'est pourquoi la FAGE a lancé une campagne de prévention des Infections Sexuellement Transmissibles et du Sida auprès des associatifs étudiants en février 2006.


L' axe principal de travail de cette campagne est d'agir sur la prévention des rapports sexuels à risques et non protégés, soit la « réduction des risques liés aux pratiques sexuelles et comportements des étudiants ». Il s'agit d'amener les étudiants à s'informer sur les risques encourus lors de rapports sexuels non protégés et à s'interroger sur leurs propres pratiques (les modes de prévention utilisés, les représentations sur les IST et leurs modes de transmission...), et de lutter contre le phénomène du « relâchement » dans l'utilisation des préservatifs.



Plus spécifiquement, la FAGE a pour objectif d'informer les étudiants grâce à la réalisation d'une campagne d'information (affiches, dépliants et préservatifs) mais aussi à travers l'organisation de journées évènements en avril, portées notamment, par les associatifs ayant suivie une formation à Sida Info Service, partenaire de cette campagne. Cette formation avait pour but de leur donner tous les éléments nécessaires pour organiser une journée évènement et apprendre à mobiliser les étudiantes autour de la problématique de la prévention des IST et des comportements à risques.


Afin de vous aider à sensibiliser à la problématique des IST autour de vous, la FAGE vous met à disposition des outils ludopédagogiques. A travers un quizz de 20 questions « IST et comportements à risques, où en êtes-vous ? » vous pourrez tester vos connaissance et apprendre davantage, car qui peut prétendre tout savoir en matière d'IST ? Il est important de poser les bonnes questions et laisser tomber les tabous. Trop d'idées reçues sur le Sida continues de nuire et mettent en danger certains individus mal informés. Les organismes compétents de lutte contre le sida sont là pour répondre à vos questions notamment Sida Info Service qui est partenaire de cette campagne.

# Posté le mardi 07 août 2007 21:28

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 14:04

nous sommes tous concernés

nous sommes tous concernés
Question : Les adolescents courent-ils un risque d'IST/VIH supérieur à celui des adultes ? Si oui, pourquoi ?

Oui. Environ sept IST sur 10 sont décelées chez des jeunes de 15 à 24 ans. Les adolescents qui sont célibataires et sexuellement actifs courent un risque accru d'IST pour des raisons non seulement psychologiques et comportementales, mais aussi biologiques et sociales. Au nombre des facteurs psychologiques figurent le sentiment d'invulnérabilité des jeunes, le désir de tenter de nouvelles expériences et la volonté de prendre des risques, par exemple en changeant souvent de partenaires ou en ayant un partenaire qui en a lui-même beaucoup d'autres. En outre, beaucoup d'adolescents n'ont pas suffisamment de connaissances sur les IST, ce qui contribue aux comportements à risque, ils ont du mal à utiliser un préservatif correctement et systématiquement, ou ils ne possèdent pas les techniques de communication et de négociation nécessaires, ce qui rend l'emploi du préservatif difficile.
Question : D'un point de vue biologique, les jeunes filles sont-elles plus vulnérables que les femmes plus âgées ?
D'un point de vue biologique, les adolescentes sont probablement plus vulnérables aux IST que les femmes plus âgées parce que les premières présentent une ectopie cervicale. C'est une condition normale qui s'observe chez la plupart des adolescentes, mais moins fréquemment chez les personnes plus âgées. L'ectopie cervicale se caractérise par le prolongement des cellules qui tapissent le canal cervical et qui s'étendent jusqu'à la surface vaginale du col. Ces cellules sont plus vulnérables aux infections, telles la chlamydiase et la gonorrhée. En outre, le risque de contracter une trichomonase, une chlamydiase, l'herpès ou le virus du papillome humain génital (VPH) est probablement le plus élevé à la première exposition. Comme c'est souvent à l'adolescence que la première exposition se produit, les jeunes des deux sexes sont particulièrement vulnérables. Chez les jeunes, le fait d'avoir une IST accroît la probabilité d'en contracter d'autres.

Question : Quels sont les autres facteurs qui font que les jeunes courent un risque accru d'infection à VIH/IST ?

Des facteurs sociaux et programmatiques peuvent aussi accroître les risques associés aux IST. Les facteurs programmatiques regroupent l'accès limité aux services de planification familiale ou pour IST ; le caractère peu pratique des heures d'ouverture ou des emplacements des dispensaires ; le coût prohibitif du préservatif en pharmacie, dans d'autres commerces ou dans les dispensaires ; le manque de confidentialité, le manque de formation spécialisée du personnel ou la présence d'employés qui voient d'un mauvais oeil l'activité sexuelle des adolescents et leur pratique de la contraception, ou encore les restrictions juridiques. Dans la catégorie des facteurs sociaux, il convient de citer le manque relatif de pouvoir des adolescents dans leurs relations avec les adultes, et même avec leurs partenaires. Il y a des jeunes qui sont contraints d'avoir des relations intimes avec des partenaires plus puissants qu'eux et vis-à-vis desquels ils sont mal placés pour négocier le recours à des pratiques sexuelles à moindre risque.
Question : Quel est le message de prévention du VIH le plus important pour les jeunes ?
Comme les jeunes sont davantage sujets que les adultes aux IST, d'un point de vue strictement biologique, il y a eu d'insister sur l'abstinence sexuelle, ou le cas échéant sur le port du préservatif quand ils sont sexuellement actifs. L'abstinence constitue la protection la plus efficace contre la grossesse et les IST. Chez les adolescents sexuellement actifs, le préservatif est la seule méthode qui confère une protection contre les IST virales et bactériennes.
Par rapport aux adultes, les jeunes contractent un nombre disproportionné d'IST. Ces infections peuvent avoir de graves conséquences pour la santé, tant chez les jeunes que chez leurs enfants. Comme les IST les plus courantes, à savoir la chlamydiase et la gonorrhée, sont souvent asymptomatiques chez la femme, et généralement symptomatiques chez l'homme, les femmes sont moins susceptibles d'être traitées que les hommes. Les adolescents se heurtent à des obstacles particuliers quand ils essaient de se faire soigner, même s'ils présentent des symptômes. Ils hésitent à solliciter des soins, et les prestataires rechignent souvent à les traiter.12 Comme la présence d'une IST accroît la susceptibilité à l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), il est extrêmement important de traiter ces maladies.7, 10 En outre, les IST peuvent provoquer une infection des trompes, cause d'infertilité.
Quelle est la situation actuelle en ce qui concerne les adolescents et les IST et le VIH/SIDA ?
Les jeunes sont vulnérables aux maladies sexuellement transmissibles pour des raisons biologiques et comportementales. En fait, dans le monde entier, c'est chez les jeunes de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans que le taux d'IST est le plus élevé. Dans le monde industrialisé, les deux tiers de tous les cas d'IST déclarées se produisent chez les hommes et les femmes de moins de 25 ans. Dans les pays en développement, cette part est encore plus forte.6 Voici des données sur la prévalence de diverses maladies :
· A l'échelle mondiale, une part importante des infections à chlamydia, au moins le tiers d'entre elles, sont contractées par des adolescents. En Haïti et au Nigéria, cette catégorie de la population aurait le taux le plus élevé de chlamydiase détectée par culture.3, 4, 6 Jusqu'à la moitié des jeunes femmes sexuellement actives pourraient être porteuses de cette infection.6
· C'est parmi les adolescents que le taux de gonorrhée est souvent le plus élevé.8 Comme c'est le cas aussi pour d'autres IST guérissables, l'Asie du sud et l'Afrique subsaharienne enregistrent un nombre disproportionné de ces infections, et les adolescents représentent environ le tiers de tous les cas.6
· Contrairement à la gonorrhée et à la chlamydiase, la syphilis frappe davantage les adultes, mais elle demeure un problème important pour les jeunes des pays en développement.6 Dans les zones rurales du Nigéria, par exemple, près de 3 % des adolescents sexuellement actifs ont un syphilis évolutif.4
· Les infections à trichomonas sont les IST guérissables les plus courantes, puisqu'elles représentent plus de la moitié de toutes les infections sexuellement transmissibles qui sont curables. Les adolescents en font les frais de manière disproportionnée.6 Au Nigéria, cette infection a été diagnostiquée chez près du quart des adolescents.4
· La vaginose bactérienne est courante chez les femmes sexuellement actives, mais on ne connaît pas précisément sa prévalence chez les adolescentes.
· Bien qu'elle soit généralement moins prévalente chez les jeunes adultes, l'infection à virus herpès simplex frappe néanmoins les adolescents et elle entraîne souvent des ulcérations génitales.6
· La prévalence du virus du papillome humain génital (VPH) est plus forte parmi les adolescents que dans n'importe quelle autre tranche d'âge.14 Une étude faite aux Etats-Unis a démontré que jusqu'à la moitié de toutes les jeunes femmes sexuellement actives présentent des signes cytologiques d'infection, même si les verrues génitales externes ne sont pas aussi courantes.5
· Le virus de l'hépatite B est très répandu, en particulier en Asie, et il peut avoir des conséquences graves pour la santé des adolescents et de leurs enfants.6
· Environ la moitié de tous les cas d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) sont répertoriés chez les hommes et les femmes de moins de 25 ans. Jusqu'à 60 % des infections décelées dans les pays en développement frappent les jeunes de 15 à 24 ans.19 Dans cette tranche d'âge, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à contracter cette infection.19 Dans les zones rurales de Tanzanie, ce sont les femmes âgées de 15 à 24 ans qui présentent le taux d'infection à VIH le plus élevé.10
Question : Pourquoi les adolescents sont-ils particulièrement vulnérables aux IST et au VIH ?
Pour des raisons biologiques, comportementales et culturelles, les jeunes courent un risque particulièrement élevé de MST, VIH y compris :
· Un grand nombre d'adolescents sont sexuellement actifs. Dans certains pays, l'activité sexuelle commence dès le début de l'adolescence, dans le cadre du mariage ou en dehors. Le fait d'avoir son premier rapport sexuel à un jeune âge est un important facteur de risque de MST.11, 15
· L'immaturité de leur appareil reproducteur et de leur système immunitaire rend les adolescents plus vulnérables que les adultes à divers agents pathogènes responsables de MST.6, 12
· Les adolescents, en particulier les jeunes filles, sont moins capables de refuser d'avoir des relations intimes et/ou moins capables d'exiger une protection adéquate. Parfois, l'activité sexuelle s'accompagne de sévices ou de coercition, ce qui est associé à l'initiation précoce au sexe et à la multiplicité des partenaires sexuels, deux facteurs de risque d'IST.11
· La pauvreté, l'absence de domicile fixe, les luttes politiques et les déplacements forcés font de plus en plus souvent partie du quotidien pour les jeunes des pays en développement. Or ces réalités sont associées aux abus sexuels ou au chantage sexuel : les rapports sexuels peuvent être monnayés, que ce soit pour de l'argent ou pour subvenir à des besoins essentiels.1, 12
· Les jeunes sont mal informés sur les IST, leurs symptômes, la nécessité de les traiter et les endroits où ils peuvent se faire soigner. Conjuguées aux craintes que le système médical inspire aux adolescents, ces circonstances font que les jeunes évitent souvent de se faire soigner ou tardent à le faire.20 Les IST non traitées accroissent souvent la susceptibilité à l'infection par le VIH.10
· Les prestataires des services de santé de la reproduction ont tendance à ne pas accueillir les jeunes à bras ouverts. Des études faites à Antigua, au Sénégal et en Thaïlande, pour ne citer que ces exemples, ont identifié des établissements qui ne respectent ni l'intimité des adolescents ni la confidentialité des renseignements qu'ils donnent, et dont le personnel est souvent désagréable ou moralisateur.18
Question : Quelles sont les conséquences sanitaires et sociales du taux élevé d'IST chez les jeunes ?
Le fait de contracter une IST à un jeune âge accroît la probabilité d'infections à répétition en raison de l'allongement de la période d'exposition et de la multiplicité des partenaires que l'on peut présumer.6, 13 Les réinfections peuvent exacerber les conséquences pour la santé. Par exemple, les chlamydiases à répétition sont plus susceptibles d'être associées à des lésions des trompes de Fallope que ne l'est une infection primaire.16, 17
· La maladie inflammatoire pelvienne (MIP), généralement consécutive à une infection des voies génitales inférieures due à la chlamydiase ou à la gonorrhée, est plus courante chez les adolescentes sexuellement actives que chez les femmes des autres tranches d'âge. La MIP peut entraîner une stérilité tubaire ou une grossesse extra-utérine.6
· Le virus du papillome humain (VPH), répandu chez les adolescents, provoque des verrues génitales. En outre, les adolescents courent un risque accru de contracter un cancer associé au VPH.14
· Le virus de l'hépatite B entraîne souvent le cancer et la cirrhose, outre l'hépatite.6
· Les MST accroissent la probabilité d'une évolution négative de la grossesse tant pour la mère adolescente que pour son enfant. La syphilis, l'hépatite B et le VIH peuvent être transmis aux nouveau-nés.6 La vaginose bactérienne et l'infection à trichomonas sont liées aux accouchements prématurés et au faible poids des nouveau-nés.6 Ces problèmes sont aggravés par le fait que les adolescentes sont moins enclines que les femmes plus âgées à solliciter des soins prénatals ou à se faire traiter pour ces infections.5, 6
· La présence d'autres MST crée un terrain favorable pour l'infection à VIH. Ainsi, les adolescents courent un risque accru d'infection à VIH du fait même de leur taux élevé de MST.7, 10 Si le sida avéré se déclare généralement après l'adolescence, le fait est que les conséquences de cette maladie sont accablantes.
· Les MST laissent des séquelles psychologiques graves chez beaucoup d'adolescents. Parce qu'ils se sentent coupables et honteux, les jeunes tardent souvent à se faire soigner.9
· Certains hommes divorcent ou abandonnent leur partenaire quand une MST a rendu leur compagne stérile. Dans bien des sociétés, les femmes qui n'ont pas d'autres sources de revenu se tournent vers l'industrie du sexe pour survivre.7
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# Posté le mardi 07 août 2007 20:54

Qu`est ce qu`un IST? Moi, je suis Pair-educateur

Qu`est ce qu`un IST? Moi, je suis Pair-educateur
Qu'est-ce qu'une IST ?

Les Infections Sexuellement Transmissibles (qu'on appelait avant Maladies Sexuellement Transmissibles [MST] ou « maladies vénériennes») sont des maladies provoquées par des microbes (virus, bactéries, parasites) qui passent d'une personne à l'autre au cours des relations sexuelles. Certaines d'entre elles , comme l'infection par le VIH, l'hépatite B, et parfois la syphilis, peuvent également se transmettre autrement que par voie sexuelle (notamment au cours d'une piqûre volontaire ou involontaire avec une aiguille souillée lors d'une injection de drogue ou à l'occasion d'un accident chez un professionnel de santé).

Une IST, ça peut être grave ?

Oui. Non seulement le sida et l'hépatite B, qui sont des IST, tuent des gens chaque année, mais les condylomes provoquent des cancers chez la femme, parfois aussi chez l'homme, et les complications des chlamydioses sont importantes (infections génitales graves, grossesses extra-utérines, stérilité). D'autres maladies peuvent avoir des conséquences sérieuses (la syphilis) ou handicapantes (l'herpès).

Avoir une IST, c'est augmenter de façon importante le risque d'être infecté par le VIH ; ces maladies abîment les muqueuses sexuelles et facilitent la pénétration du VIH.

Peut-on soigner une IST et la guérir ?

Toutes les IST se soignent, et pour la plupart d'entre elles, avec des traitements très simples. Presque toutes les IST peuvent guérir sans laisser de séquelles.

Attention : se traiter pour une IST, c'est bien, mais il faut également traiter son ou ses partenaires, même s'il ne ressent rien. Sinon, votre partenaire risque de développe une maladie, et pourra vous contaminer.

Comment savoir si on a une IST ?

Beaucoup de ces maladies donnent des signes :
des brûlures en urinant (surtout chez l'homme dans les blennorragies ou les chlamydioses)
des pertes vaginales (avec les trichomonases, les vaginoses, parfois dans les chlamydioses)
des boutons au niveau de la région des organes sexuels (comme l'herpès) ou même sur l'ensemble du corps (comme la syphilis)
des ulcérations (qui ressemblent à une plaie) des organes génitaux (comme dans la syphilis ou l'herpès)
des démangeaisons (avec l'herpès, parfois avec les condylomes, toujours avec les morpions)
des espèces de verrues dans le cas des condylomes

Beaucoup de ces signes peuvent disparaître spontanément avant de réapparaître plus tard (dans l'herpès par exemple), parfois sous une forme différente (comme dans la syphilis).

Quand on a des boutons ou une ulcération des organes génitaux, des secrétions anormales au niveau du sexe, des verrues « mal placées », il ne faut pas attendre que ça disparaisse tout seul, il faut rapidement consulter un médecin, qui fera le diagnostic et proposera un traitement.

J'ai décidé de faire un test du sida. Je voudrais demander qu'on cherche toutes les IST . Est-ce possible ?

Les infections sexuellement transmissibles qui peuvent se dépister par une prise de sang sont : l'infection par le VIH, l'hépatite B et la syphilis (mais pas toujours).

Certaines maladies ne seront découvertes que lors d'un examen médical (le médecin observe les lésions et peut faire le diagnostic). Les chlamydioses peuvent maintenant être recherchées par une analyse d'urines.

Pour les femmes, il est important de bénéficier régulièrement un examen gynécologique qui permettra de rechercher les condylomes qui sont à l'origine des cancers du col de l'utérus.

Si vous allez consulter un médecin en ville, expliquez-lui les risques auxquels vous pensez avoir été exposé, et décrivez-lui les signes dont vous avez souffert. Il pourra vous proposer des tests ou même un traitement.

Si vous vous rendez dans un CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit), sachez qu'ils ne peuvent faire parfois que les tests du VIH, de l'hépatite B et de l'hépatite C. Certains de ces centres sont également habilités à traiter l'ensemble des IST, gratuitement, mais cela ne sera pas anonyme.

Tous les centres de dépistage sont répertoriés par département dans la rubrique centres de dépistage.
Peut-on soigner une IST et la guérir ?

Toutes les IST se soignent, et pour la plupart d'entre elles, avec des traitements très simples. Presque toutes les IST peuvent guérir sans laisser de séquelles.

Attention : se traiter pour une IST, c'est bien, mais il faut également traiter son ou ses partenaires, même s'il ne ressent rien. Sinon, votre partenaire risque de développer une maladie, et pourra vous contaminer.

Pour savoir si j'ai une IST, où dois-je me rendre ?

Il existe plusieurs possibilités :

aller voir son médecin traitant : il pourra soigner une maladie en cours, proposer un dépistage adapté, ou orienter vers un spécialiste si nécessaire
les femmes qui sont suivies par un gynécologue peuvent bien sur l' interroger sur les IST
dles dermatologues sont également les spécialistes des IST
dans chaque département, il existe des centres de diagnostic et de traitement des IST, dans lesquels les consultations sont gratuites (ainsi que les traitements, notamment pour les personnes qui n'ont pas de couverture sociale)

VIH ? SIDA ? Qu' est-ce que ça veut dire ?

VIH désigne le Virus de l'Immunodéficience Humaine. Ce virus, lorsqu'il pénètre dans le corps, va infecter et détruire certaines cellules qui coordonnent l'immunité (défenses de l'organisme contre les microbes).

Lorsque ces cellules sont en nombre insuffisant, l'immunité n'est plus efficace. Des maladies graves dues à des microbes peuvent alors se développer. On appelle ces maladies « maladies opportunistes », parce qu'elles profitent de la disparition de l'immunité pour se développer. Lorsqu'une personne a une ou plusieurs maladies de ce type, on dit alors qu'elle a le sida (Syndrome d'Immuno Déficience Acquise)

Mais alors, quelle est La différence entre l'infection par le VIH et le sida ?

Quand une personne est contaminée par le VIH, son organisme n'est pas capable de l'éliminer. Elle est alors infectée par le VIH. Mais elle ne va pas se sentir malade tout de suite. Le VIH met en général plusieurs années avant de détruire les défenses immunitaires. On ne parle de sida que lorsqu'une personne souffre d'une maladie opportuniste.

Donc, un malade du sida a forcément une infection par le VIH, alors que toutes les personnes infectées par le VIH n'ont pas développé le sida. Les traitements actuels ont pour but de soigner le sida chez ceux qui l'ont déjà, mais aussi d'empêcher que l'infection par le VIH évolue vers le sida.

Etre séropositif, c'est la même chose ?

On sait qu'on est séropositif lorsqu'on a fait un test de dépistage. Ce test permet de rechercher des anticorps que l'organisme fabrique pour essayer de se protéger du VIH. Ils ne sont fabriqués qu'en présence du VIH . Donc, être séropositif veut dire qu'on est infecté par le VIH. Cela ne signifie pas forcément qu'on a déjà développé le sida.

J'ai entendu dire que, quand une personne était séropositive, elle avait des taches sur la peau et qu'elle maigrissait. C'est vrai ?

Non. On peut être séropositif pendant des années tout en se sentant en très bonne santé. Il y a même des sportifs de très haut niveau qui sont séropositifs. On ne peut pas voir si une personne est porteuses du VIH. Et si on a pris un risque, il n'y a qu'en faisant un test qu'on pourra savoir si on est porteur du virus.
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# Posté le mardi 07 août 2007 20:49

Modifié le mardi 07 août 2007 21:26

Histoire d'Haïti

Histoire d'Haïti
AFti#La_conqu.C3.AAte_espagnole]La conquête espagnole [modifier]
Christophe Colomb baptisa cette terre qu'il trouva merveilleuse, Hispaniola (« Petite Espagne »). À son deuxième voyage en 1493, il y fonda la première ville du Nouveau Monde, Isabella, et s'y installa. Après avoir vaincu, surtout par ruse, les cinq caciques qui dirigeaient le pays, les Espagnols soumirent les autochtones à des travaux forcés afin d'extraire l'or des mines. En moins de vingt-cinq ans, les populations indiennes furent décimées par la brutalité de l'esclavage et les maladies importées par les conquérants.

Le nouveau gouverneur Nicolas de Ovando tenta dès 1503 de faire venir des Noirs d'Afrique pour remplacer les autochtones. La traite fut autorisée en 1517 par Charles Quint. La ville du sud, Santo Domingo, devint le port de départ de la colonisation du Nouveau Monde. Les Espagnols importèrent en quantité des chevaux, bovins et porcins qu'ils laissèrent en liberté, ne s'intéressant qu'à l'or. Dès 1530, l'île commença à ne plus en rapporter. Les Espagnols concentrèrent leurs efforts dans la partie orientale de l'île qui recelait encore un peu d'or et abandonnèrent l'ouest.


La colonisation française [modifier]
C'est alors que les Français s'intéressèrent à la partie occidentale de l'île. À la fin du XVIe siècle, des flibustiers français s'établirent sur l'île de la Tortue, au nord. Ils tentaient périodiquement des incursions sur la « Grande Terre ». Vers 1625, des Français occupèrent la partie Nord-ouest et gagnèrent progressivement vers le sud. Ces boucaniers chassaient les animaux devenus sauvages et vendaient viande et cuir.

Sous l'impulsion, en métropole du ministre Colbert et sur place du premier administrateur, Bertrand d'Ogeron, nommé en 1665, la colonie prit son essor. Sa première capitale, Le Cap-Français, fut fondée en 1670. À l'occasion du traité de Ryswick (1697), l'Espagne abandonna à la France la partie occidentale de l'île, qui devint alors la colonie de Saint-Domingue (la future Haïti).

Les premières cultures furent le tabac, puis l'indigo. Elles réclamaient de la main d'œuvre sur d'assez petites surfaces : des Français fuyant la misère s'engageaient pour 3 ans à travailler sans salaire, puis s'installaient sur de nouvelles terres. La traite négrière se développa également et s'institutionnalisa. C'est en 1685 que fut édicté le Code noir, une ordonnance de Louis XIV destinée à réglementer le régime de l'esclavage en précisant les devoirs des maîtres et des esclaves. Les dispositions pourtant sévères de ce code envers les esclaves furent souvent amplifiées. L'obligation d'évangélisation fut négligée, de même que le repos obligatoire du dimanche. Aux peines capitales prévues dans certains cas, les colons ajoutèrent des sévices et mutilations. L'Africain était marqué au fer rouge, changeait de nom, abandonnait ses habitudes vestimentaires et sa langue. La cruauté des colons était telle qu'au XVIIIe siècle l'espérance de vie d'un esclave ne dépassait guère dix ans.

La colonie de Saint-Domingue devint la plus riche des Antilles. À la fin du XVIIIe siècle, la valeur de ses exportations dépassait même celle des États-Unis. Cette prospérité reposait principalement sur le sucre et le café qui avaient supplanté les premières cultures et nécessitaient de grandes plantations. En 1789, à la veille de la Révolution française, elles employaient près de 500 000 esclaves noirs pour 30 000 Blancs et presque autant de mulâtres et d'affranchis.


La révolution des esclaves et l'abolition de l'esclavage [modifier]
La révolution française déclencha des violences en cascade. Les colons réclamèrent l'autonomie et les libres de couleur, l'égalité réelle avec les blancs.

La révolte des Noirs débuta en août 1791 suite à la Cérémonie de Bois-Caïman, dans la plaine du Nord : plus de 1 000 Blancs furent égorgés et les habitations incendiées. Sous la conduite de leurs chefs — dont le plus important fut Toussaint Louverture —, les Noirs passèrent d'une révolte à une guerre de libération en s'alliant d'abord aux Espagnols de Santo Domingo, en guerre contre la nouvelle République française. De nombreux blancs, royalistes, soutinrent les Britanniques ou les Espagnols. Les commissaires de la Convention, guidés à la fois par leur idéal et la nécessité de se trouver des alliés, proclamèrent la liberté des esclaves ; Sonthonax, le 29 août 1793, pour la province du Nord, et Polverel le 4 septembre dans la province du Sud. Le 2 février 1794, la Convention confirma par acclamation cette déclaration et étendit l'abolition de l'esclavage à toutes les colonies françaises.

Toussaint Louverture se rallia à la République en 1794. En quelques mois, à la tête d'une armée de 20 000 anciens esclaves, il libéra la moitié du territoire. Il fut nommé en 1796 général de division et vice-gouverneur de l'île. En 1798, il négocia directement avec les Britanniques la libération des ports qu'ils détenaient encore et démontra ainsi qu'il était le seul chef de la colonie. Il imposa la suprématie des noirs sur les mulâtres au cours d'une guerre civile en 1800. En 1801, il établit son autorité sur l'ensemble de l'île en envahissant la partie espagnole et en promulguant une constitution. Il remit l'économie de plantation sur pied en instaurant le travail forcé, n'hésitant pas à rappeler les anciens colons et à réprimer par la force la contestation des noirs.


L'indépendance [modifier]
Mais, Napoléon Bonaparte souhaitait le rétablissement de l'esclavage. En janvier 1802, profitant des négociations de paix avec l'Angleterre, il expédia une armée de vingt mille hommes commandée par son beau-frère, le général Charles Leclerc (voir l'expédition de Saint-Domingue). Malgré une résistance acharnée, Toussaint Louverture dut négocier la paix. Le 7 juin 1802, il fut capturé. Amené en France, il fut interné au fort de Joux, dans le Jura, où il mourut des rigueurs du climat le 7 avril 1803.

Leclerc rétablit l'esclavage dans la partie orientale de l'île en juillet 1802. Les soldats français moururent en grand nombre de la fièvre jaune. Leclerc, lui-même, décéda le 1er novembre. Il fut remplacé par le général Rochambeau qui se révéla particulièrement cruel. La guerre de libération reprit dès octobre 1802. Elle fut fédérée en mai 1803 par l'un des généraux de Toussaint, Jean-Jacques Dessalines, et aboutit à la défaite des armées françaises le 18 novembre 1803 lors de la bataille de Vertières, ville située non loin de l'actuel Cap-Haïtien. L'indépendance fut proclamée le 1er janvier 1804 aux Gonaïves par Jean-Jacques Dessalines. La première république noire libre du monde prit le nom indien d'Haïti.


L'empire de Dessalines [modifier]
Craignant un retour des Français, Dessalines fit massacrer les blancs qui résidaient encore dans le pays ; puis, il fit construire des forts. Il prit le titre d'empereur en octobre 1804. Parallèlement, il officialisa le français, même si la grande majorité de la population ne parlait que le créole. Il confisqua les terres des colons et donna les meilleures à ses officiers. Sa constitution du 20 mai 1805 interdit la propriété foncière aux blancs. Pour remettre en marché l'économie, il édicta le travail forcé des cultivateurs avec un règlement plus dur que celui de Toussaint. Le peuple reprit les armes contre cette dictature. L'empereur fut tué dans une embuscade le 17 octobre 1806.





La sécession de la partie orientale de l'île (l'actuelle République dominicaine) [modifier]
Alors que le trouble régnait dans la partie occidentale de l'île et dans un climat de sécession, les Français qui restaient dans la partie orientale de l'île furent battus par les habitants hispanico-créoles, sous le commandement de Juan Sánchez Ramírez, à la bataille de Palo Hincado le 7 novembre 1808.

La capitulation haïtienne dans la partie orientale de l'île se fit à Santo Domingo le 9 juillet 1809. Les autorités réinstaurèrent alors la colonie, en l'appelant « La España Boba » (littéralement l'Espagne idiote, parce que le pays, après s'être rebellé, s'était remis volontairement sous l'autorité de l'Espagne). L'Espagne idiote dura 12 ans jusqu'à l'indépendance de la République dominicaine en 1821.





La difficile construction de l'unité nationale [modifier]
Après l'assassinat de Dessalines, le pays se scinda sous l'autorité de deux de ses anciens généraux : le Noir Henri Christophe, élu président aux pouvoirs limités, tenta de s'imposer, mais se heurta au mulâtre Alexandre Pétion qui défendit la capitale Port-au-Prince. Il regagna le Cap-Haïtien, au nord, où il s'instaura président à vie. Au sud, le sénat élit Pétion.

Christophe imposa son autorité par les armes à la région du nord-ouest en 1810. Le 26 mars 1811, il se proclama roi sous le nom d'Henri 1er. Il établit une noblesse et édifia plusieurs palais, comme celui de Sans-Souci, ainsi que la citadelle Laferrière non loin de sa capitale, Cap-Haïtien (tous deux aujourd'hui classés patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO). Il reprit le système de la plantation en distribuant les terres à ses proches et en instaurant un caporalisme agraire pour forcer les paysans à y travailler. Il dut mater une mutinerie en 1812. Frappé d'une crise d'apoplexie le 15 août 1820, il en resta paralysé. En quelques mois, une nouvelle rébellion se déclara. Le 7 octobre 1820, abandonné par sa garde, Christophe se suicida d'une balle en argent.

Pétion, quant à lui, procéda à des distributions de lopins de terres au plus grand nombre, ce qui assura sa popularité. Cette politique engendra une économie autarcique de subsistance. Pétion soutint, en vain, la rébellion du nord-ouest contre Christophe. Le général André Rigaud, rentré d'exil, créa un état dans la péninsule du sud le 3 novembre 1810, que Pétion, après l'avoir un temps reconnu, réussit à renverser en suscitant une révolte locale le 7 mars 1812. En décembre 1815, Pétion donna asile à Simon Bolivar, en fuite. Il lui fournit des armes contre sa promesse d'abolir l'esclavage sur le continent (Bolivar abolira l'esclavage en Amérique latine le 6 juillet 1816). Pétion fit changer la constitution afin de devenir président à vie le 2 juin 1816. Mais, malade, il songea à démissionner et mourut le 29 mars 1818.

Le commandant de sa garde, Jean Pierre Boyer, s'imposa auprès du sénat et devint président. Devant l'insurrection contre Christophe en octobre 1820, Boyer partit pour le Cap à la tête de son armée. Le 26 octobre, il rattacha le nord à la République.


La seconde occupation de la partie orientale de l'île [modifier]
En 1821, la partie orientale de l'île redevenue colonie espagnole se souleva et proclama son indépendance le 1er décembre 1821.

Profitant de l'opportunité et de l'appel de certains insurgés, Boyer envahit le pays neuf semaine après son indépendance et entre à Santo Domingo le 9 février 1822, rattacha l'est de l'île à Haïti.

L'occupation militaire dura 22 ans, jusqu'à la chute de Boyer, elle est généralement vue comme une période de brutalité, bien que la réalité soit plus complexe. Les vingt-deux ans permirent l'expropriation de grands propriétaires fonciers et des réformes avortées pour exporter les produits agricoles, pour rendre obligatoire le service militaire, restreindre l'utilisation de l'espagnol et éliminer les coutumes traditionnelles telles que les combats de coqs. Cela renforça finalement le sentiment national des dominicains qui se démarquèrent des haïtiens sur la langue, la race, la religion et les coutumes. Cette période permit également la fin de l'esclavage dans cette partie de l'île.


La lutte de Boyer pour la reconnaissance de l'indépendance d'Haïti [modifier]
Boyer dut faire face à un autre défi : la France n'avait pas accepté l'indépendance d'Haïti. En 1821, le roi Louis XVIII envoya une mission pour faire revenir le pays dans le giron de la France. Boyer proposa une indemnité de dédommagement aux anciens colons contre la reconnaissance de l'indépendance. Les négociations piétinèrent. Le nouveau roi Charles X employa la force : Il signa le 17 avril 1825 un décret « concédant » l'indépendance contre le paiement d'une indemnité de 150 millions de francs-or payable en cinq ans et expédia une flotte de 14 navires de guerre. Cette somme représentait 10 années de recettes fiscales du pays. Boyer accepta. Dès 1826, Haïti fut reconnu par presque toutes les nations (à l'exception des États-Unis). Boyer dut créer un impôt spécial, source d'impopularité, et négocia un emprunt de 30 millions, tout en demandant une réduction de la dette. Celle-ci fut ramenée à 90 millions payables en trente ans, en février 1838.

Important législateur, Boyer fit ratifier un code rural le 1er mai 1826 qui instaurait un caporalisme agraire et la corvée pour l'entretien des chemins. En janvier 1843, le sud se souleva. Ses troupes vaincues, Boyer abdiqua et s'exila le 13 février 1843.


L'instabilité et la gabegie [modifier]
Profitant de l'exil de Boyer, une insurrection dominicaine chassera la garnison haïtienne de Santo-Domingo le 27 février 1844 et proclamera l'indépendance de la République dominicaine après 22 ans d'occupation militaire.

Pendant trois-quarts de siècle, Haïti sombra dans l'instabilité et la violence politique, déchiré entre les élites mulâtres – principalement rurales et prépondérantes au sud – et noires – surtout propriétaires terriens et influents au nord. De plus, hormis quelques exceptions, les dirigeants ne se soucièrent ni de la société ni de l'économie.

Rivière Hérard, tombeur de Boyer, fut renversé au bout de quatre mois. Le sénat choisit dès lors de ne plus élire que des hommes âgés et faibles. Trois vieillards ivrognes ou illettrés se succédèrent en deux ans tandis que des révoltes ne cessaient de se déclarer.

Le 1er mars 1847, le sénat élit Faustin Soulouque, noir illettré, qui n'était même pas candidat. Rapidement, il se révéla ambitieux et déterminé. Le 25 août 1849, il enjoignit le parlement à le proclamer empereur. Il se fit sacrer le 18 avril 1852 avec un faste ruineux pour le pays. Le paiement de la dette dut être interrompu. Il se lança dans une sévère répression contre les mulâtres et régna en despote sur le pays pendant dix ans. Il échoua par deux fois à réoccuper militairement la République dominicaine. Le 15 janvier 1859, il fut renversé par le général mulâtre Nicolas Geffrard.

La présidence de Geffrard constitua un intermède dans cette période de troubles. Geffrard restaura la République. Il négocia un concordat avec le Vatican, signé à Rome le 28 mars 1860. Haïti fut reconnue par les États-Unis d'Abraham Lincoln le 5 juin 1862. Geffrard développa l'instruction publique primaire et supérieure. Par son code rural de 1863, il instaura la corvée pour réaliser des routes, canaux et fontaines. Il encouragea les exportations de coton et réduisit l'armée de moitié. Mais les finances restaient fragiles. Il dut réprimer plusieurs conspirations, dont celle de Salnave au Cap en mai 1865 qui nécessita l'intervention de la marine britannique. Le 31 décembre 1863, un crime en sorcellerie sur une petite fille eut des échos dans la presse internationale qui, dès lors, assimila le vaudou à la sorcellerie. Devant un soulèvement de toute la région de l'Artibonite, Geffrad démissionna le 13 mars 1867.

L'autoritarisme brutal redevint la norme, entraînant des successions de révoltes. Le nouveau président, Salnave, excita dès octobre 1867 la population contre la chambre des députés et ferma celle-ci. Le nord, puis le sud du pays firent sécession en 1868. Des groupes de paysans armés, appelés « cacos », s'organisèrent dans le nord. Toujours prêts à la révolte, ils constitueront pendant un demi-siècle l'épée de Damoclès de tous les dirigeants, y compris de ceux qui s'appuieront d'abord sur eux pour accéder au pouvoir. Plusieurs coups d'état se succédèrent. L'incurie était telle qu'en juin 1872, le gouvernement allemand utilisa la force militaire pour que l'État haïtien remboursât une dette envers des citoyens allemands.

En septembre 1883, devant une insurrection bourgeoise à Port-au-Prince, le président noir Salomon fit massacrer 4 000 mulâtres. Il fallut la menace d'une intervention étrangère pour que le calme revint. Salomon, néanmoins, sut rétablir les finances du pays ; il acheva le paiement de la dette. Il développa l'enseignement secondaire et rural. Devant une double révolte de Port-au-Prince et des cacos, il dut s'exiler en août 1888.

Après plus d'un an d'anarchie, Hyppolite prit le pouvoir. En 1891, il tint tête à la volonté des États-Unis de se faire concéder la pointe nord-ouest du pays : le môle Saint-Nicolas. La même année, devant une sédition d'une partie de sa garde, il fit massacrer 150 personnes. Il développa le téléphone et construisit plusieurs marchés, abattoirs et quais, au prix d'une forte inflation. En 1896, les révoltes reprirent ; Hyppolite mourut d'une crise cardiaque.

L'État haïtien était si déconsidéré que, fin 1897, à la suite de l'emprisonnement musclé d'un résident allemand, Lüders, l'Allemagne expédia deux navires de guerre pour exiger une indemnité exorbitante de 20 000 $ et les excuses officielles du chef de l'Etat, Sam, qui dut s'exécuter.

Les luttes entre factions militaires reprirent. Même les opposants au pouvoir en place se déchirèrent. Un président chassait l'autre : entre 1908 et 1915, il y en aura 9.


L'occupation américaine : 1915 à 1934 [modifier]
A partir de 1908, les compagnies américaines négocièrent des concessions exorbitantes pour construire des voies ferrées et développer des plantations de bananes en expropriant les paysans. Les Américains finirent par occuper militairement Haïti. le 28 juillet 1915, la foule avait été lyncher le président Sam dans la légation de France, suite au massacre de prisonniers politiques. Le Président américain Woodrow Wilson envoya les Marines à Port-Au-Prince. En six semaines, les États-Unis firent élire un président, Sudre Dartiguenave et signer un Traité, base légale de l'occupation, par lequel ils contrôlèrent les douanes et l'administration. L'administrateur américain avait le pouvoir de veto sur toutes les décisions gouvernementales d'Haïti et les officiers des Marines servaient dans les provinces. Les institutions locales, cependant, continuèrent à être dirigées par les Haïtiens.

En 1917 le Président Dartiguenave dissolut l'Assemblée qui avait refusé d'approuver une Constitution inspirée par le secrétaire à la Marine des États-Unis : Franklin D. Roosevelt. En 1918, celle-ci fut approuvée par référendum. D'inspiration libérale, elle permettait la propriété foncière à des étrangers. Dessalines avait interdit celle-ci et ce point était resté un principe inaltérable de toute législation.

En 1918, des routes furent construites sous le système de la corvée. À la fin de l'année, le pays fut en état d'insurrection. Les paysans armés, surnommés "cacos" furent jusqu'à 40.000. Il fallut deux ans pour que les Marines mâtent la révolte en faisant plusieurs milliers de morts.

Les occupants américains étaient empreints de racisme. Cette attitude consterna en particulier l'élite mulâtre, francophone et éduquée. L'indignation engendra une nouvelle fierté raciale qui s'exprima dans le travail d'une nouvelle génération d'historiens, d'écrivains (comme Jacques Roumain) et artistes.

Washington profita en 1922 de l'élection d'un autre Président, Louis Borno, pour s'engager à fournir à Haïti une aide politique et économique en contrepartie de l'occupation. S'instaura ce que l'opposition appella "la dictature bicéphale" entre Borno et le Haut-Commissaire, le général John Russell. Les finances publiques furent assainies et l'endettement réduit. La monnaie nationale, la gourde, fut rattachée au dollar, assurant sa stabilité (mais au risque de la surévaluer). L'administration et l'armée furent professionnalisées et la corruption, supprimée. L'instruction publique fut reprise depuis le primaire et axée sur la formation professionnelle. Les infrastructures connurent un essor sans précédent : Ainsi, le téléphone automatique fut installé à Port-au-Prince ; les ports furent équipés de wharfs et de phares ; un service de santé publique fut développé, avec hôpitaux et dispensaires de campagne. 1700 km de routes furent créées et entretenues. Toutefois, cette marche forcée vers la modernité se fit aux dépens de la démocratie, le sénat étant dissout.

Les Haïtiens conservèrent une forte hostilité envers l'occupant américain qui n'hésitait pas à faire usage des armes. En 1929, la crise économique mondiale réduisit les exportations agricoles alors que des taxes et normes nouvelles frappaient les paysans. Le 6 décembre, des paysans protestataires se heurtèrent à des Marines au lieu dit de Marchaterre : il y eut plus de dix morts. L'opposition se déchaîna. Le Président américain Herbert Hoover proposa au Congrès l'envoi d'une commission d'enquête aux buts de se retirer d'Haïti. En avril 1930, elle fit élire un président provisoire : Eugène Roy qui organisa des élections législatives. En novembre, Sténio Vincent fut élu à la Présidence.

Les troupes américaines partirent le 21 août 1934. Ce départ engendra le retour aux velléités autoritaires. Par deux fois en 1946 et 1950, une junte militaire assura la transition du pouvoir : après Vincent et après Estimé, qui organisa l'exposition internationale en décembre 1949. Le 9 octobre 1950 eurent lieu les premières élections présidentielles au suffrage universel. La mobilisation du corps électoral fut faible. Le colonel Magloire fut élu à 99% des suffrages. Au terme de son mandat, en 1956, il tenta de se maintenir au pouvoir et dut s'exiler en décembre devant l'ampleur des grèves. L'exercice effectif du pouvoir restait donc entre les mains de l'armée.


La dictature des Duvalier [modifier]
L'année 1957 fut troublée de putschs, attentats et scandales. Le président provisoire Fignolé fut défait par le chef de l'armé qu'il avait nommé lui-même un mois plus tôt. En septembre 1957, l'armée organisa des élections : le médecin François Duvalier, dit «Papa Doc», fut élu président de la République, grâce au soutien des Noirs qui virent en lui le moyen de mettre fin au règne des Mulâtres.

Dès le départ, François Duvalier imposa une politique répressive en éloignant les officiers peu fiables de l'armée, en interdisant les partis d'opposition, en instaurant l'état de siège et en exigeant du Parlement l'autorisation de gouverner par décrets (31 juillet 1958). Le 8 avril 1961, il prononça la dissolution du Parlement.

Duvalier échappa à plusieurs putschs : en 1958, huit hommes occupant par surprise les casernes Dessalines de Port-au-Prince, firent croire un temps qu'ils menaient l'armée ; en 1959, pendant sa maladie, son remplaçant, Barbot, aidé de marines américains, empêcha le débarquement d'un commando. Sitôt rétabli, Duvalier fit emprisonner Barbot pendant seize mois.

Craignant une opposition de la part de l'église catholique, Duvalier expulsa plusieurs prêtres ainsi que deux évêques. Il fut excommunié en 1961. En 1966, Duvalier reprit contact avec le Vatican.

Le régime s'appuya sur une milice paramilitaire, les Volontaires de la sécurité nationale surnommés les «tontons macoutes». Avec cette garde prétorienne personnelle, il neutralisa l'armée, sema la terreur dans tout le pays et parvint à étouffer toute résistance. Après des rumeurs de complot au sein de l'armée, il renforça la répression et, le 1er avril 1964, il se proclama «président à vie». Il exerça jusqu'à sa mort une implacable dictature (on compta 2000 exécutions pour la seule année 1967). En février 1971, François Duvalier organisa un plébiscite pour désigner son fils, Jean-Claude, comme successeur.

De nombreux haïtiens prirent le chemin de l'exil, principalement aux États-Unis et au Québec.

À la mort de Papa Doc, le 21 avril 1971, Jean-Claude Duvalier, 19 ans (d'où son surnom de «Baby Doc»), accéda à la présidence de la République. Amorçant une timide libéralisation du régime, Jean-Claude Duvalier s'aliéna une partie de la classe noiriste qui avait soutenu son père en épousant une mulâtresse le 27 mai 1980. Son régime s'enfonça dans la corruption et l'incompétence. Le 9 mars 1983, le pape Jean-Paul II, en visite en Haïti, déclara en français : « Il faut que les choses changent ici. » L'église se mit à encourager la réflexion démocratique. En janvier 1986, un soulèvement populaire renversa le fils Duvalier qui s'exila le 7 février.

Toutefois, la fin des Duvalier ne signifia pas la fin de la dictature. Une junte militaire dirigée par le général Namphy prit le pouvoir. L'armée ou les ancien miliciens réprimèrent dans le sang les manifestations et tentèrent d'assassiner un prêtre activiste : Jean-Bertrand Aristide. Les élections du 29 novembre 1987 furent empêchées par l'intervention d'un groupe armé. L'armée organisa en janvier 1988 des élections qui furent boycottées. Le président élu, Manigat, osa déplaire et dut s'exiler au bout de deux mois. En septembre 1988, un nouveau coup d'État militaire porta le général Avril. Acculé au départ en mars 1990 sous la pression américaine, Avril s'exila pour ouvrir la voie à des élections sous contrôle international.

Thelimo
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# Posté le jeudi 05 janvier 2006 14:24

Modifié le mercredi 11 avril 2007 19:15

Des Sigles

Des Sigles
A
ACP Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP)
AG Assemblée générale (GA)
AIEA Agence internationale de l'énergie atomique (IAEA)
AMGI Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)
APE Accord de partenariat économique (EPA)
APD Aide publique au développement (ODA)
APRONUC Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge (UNTAC)
ATNUSO Administration transitoire des Nations Unies pour la Slavonie orientale, la Baranja et le Srem occidental (UNTAES)
ATNUTO Administration transitoire des Nations Unies au Timor oriental (UNTAET)

B
BAD Banque africaine de développement (ADB)
BIRD Banque internationale pour la reconstruction et le développement (IBRD)
BSCI Bureau des services de contrôle interne (OIOS)

C
CAD Comité d'aide au développement (DAC)
CCI Corps commun d'inspection OU Centre du commerce international (JIU) ou (ITC)
CCINU Centre d'information des Nations Unies (UNIC)
CCNUCC Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC)
CCQAB Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (ACABQ)
CCS Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination; Conseil des chefs de secrétariat pour la coordination; Conseil des chefs de secrétariat (CEB)
CCT Comité contre le terrorisme (CTC)
CDAA Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC)
CEA Commission économique pour l'Afrique (ECA)
CEA Communauté économique africaine (AEC)
CEE Commission économique pour l'Europe (ECE)
CEDEAO Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (ECOWAS)
CEMAC Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CAEMC)
CEPALC Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (ECLAC)
CESAO Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (ESCWA)
CESAP Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (ESCAP)
CFPI Commission de la fonction publique internationale (ICSC)
CICR Comité internationale de la Croix-Rouge (ICRC)
CIJ Cour internationale de justice (ICJ)
CIRDI Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID)
CNUCED Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (UNCTAD)
CNUD Conférence des Nations Unies sur la désertification (UNCOD)
CNUDCI Commission des Nations Unies pour le droit commercial international (UNCITRAL)
CNUEH Centre des Nations Unies pour les établissements humains (Habitat) (UNCHS)
COCOVINU Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations Unies (UNMOVIC)
CPI Cour pénale internationale (ICC)
CPT Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT)
CS Conseil de sécurité (SC)
CSLP Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (SFPR)

D
DAD Département des affaires de désarmement (DDA)
DAES Département des affaires économiques et sociales (DESA)
DAP Département des affaires politiques (DPA)
DOMREP Mission du représentant du Secrétaire général en République dominicaine (DOMREP)
DPI Département de l'information (DPI)
E
ECOSOC Conseil économique et social (ECOSOC)
ECSNU Ecole des cadres des Nations Unies (UNSCP)
FAO Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
FEM Fonds pour l'environnement mondial (GEF)
FIDA Fonds international de développement agricole (IFAD)
FENU Fonds d'équipement des Nations Unies (UNCDF)
FINUL Force intérimaire des Nations Unies au Liban (UNIFIL)
FMI Fonds monétaire international (IMF)
FNUAP Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA)
FNUOD Force des Nations Unies chargée d'observer le désengagement (UNDOF)
FORDEPRENU Force de déploiement préventif des Nations Unies (UNPREDEP)
FORPRONU Force de protection des Nations Unies (UNPROFOR)
FUNU I Première force d'urgence des Nations Unies (UNEF I)
FUNU II Deuxième force d'urgence des Nations Unies (UNEF II)
G
G77 Groupe des 77 [Groupe de pays en développements conçu pour promouvoir les intérêts économiques collectifs de ses membres et créer une capacité de négociation accrue aux Nations Unies]
G8 Groupe des huit [Coalition de huit pays parmi les plus industrialisés du monde : États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada, et Russie]
GANUPT Groupe d'assistance des Nations Unies pour la période de transition (UNTAG)
GOMNUII Groupe d'observateurs militaires des Nations Unies pour l'Iran et l'Iraq (UNIIMOG)
GONUBA Groupe d'observation des Nations Unies dans la Bande d'Aouza (UNASOG)
GONUL Groupe d'observation des Nations Unies au Liban (UNOGIL)
H
HCDH Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (OHCHR)
HCR Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR)
I
IDE Investissement direct étranger (FDI)
IDH Indice de développement humain (HDI)
IGAD Autorité intergouvernementale de développement (IGAD)
INSTRAW Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW)
IRIN Réseaux d'information régionaux intégrés (IRIN)
M
MANUH Mission d'appui des Nations Unies en Haiti (UNSMIH)
MANUTO Mission d'appui des Nations Unies au Timor Oriental (UNMISET)
MINUAR Mission des Nations Unies pour l'assistance au Rwanda (UNAMIR)
MINUBH Mission des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine (UNMIBH)
MINUEE Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée (UNMEE)
MINUHA Mission des Nations Unies en Haiti (UNMIH)
MINUGUA Mission de vérification des Nations Unies au Guatemala (MINUGUA)
MINUK Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (UNMIK)
MINUL Mission des Nations Unies au Libéria (UNMIL)
MINURCA Mission des Nations Unies en République centreafricaine (MINURCA)
MINURSO Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO)
MINUS Mission préparatoire des Nations Unies au Soudan (UNMIS)
MINUSIL Mission des Nations Unies en Sierra Leone (UNAMSIL)
MINUT Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (UNMIT)
MINUSTAH Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH)
MIPONUH Mission de police civile des Nations Unies en Haïti (MIPONUH)
MIPRENUC Mission préparatoire des Nations Unies au Cambodge (UNAMIC)
MITNUH Mission de transition des Nations Unies en Haiti (UNTMIH)
MONUA Mission d'observation des Nations Unies en Angola (MONUA)
MONUC Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC)
MONUG Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (UNOMIG)
MONUIK Mission d'observation des Nations Unies pour l'Iraq et le Koweït (UNIKOM)
MONUOR Mission d'observation des Nations Unies Ouganda-Rwanda (UNOMUR)
MONUL Mission d'observation des Nations Unies au Libéria (UNOMIL)
MONUP Mission d'observation des Nations Unies à Prevlaka (UNMOP)
MONUSIL Mission d'observation des Nations Unies en Sierra Leone (UNOMSIL)
MONUT Mission d'observation des Nations Unies au Tadjikistan (UNMOT)
N
NEPAD Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD)
NTIC Technologies de l'information et des communications (ICT)
O
OACI Organisation de l'aviation civile internationale (ICAO)
OCDE Organisation de coopération et de développement économiques (OECD)
OIAC Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OPCW)
OICS Organe international de contrôle des stupéfiants (UNDCP)
OIM Organisation internationale pour les migrations (IOM)
OIPC Organisation internationale de police criminelle (Interpol) (ICPO)
OIT Organisation internationale du travail (ILO)
OMC Organisation mondiale du commerce (WTO)
OMD Objectifs du millénaire pour le développement (MDGs)
OMI Organisation maritime internationale (IMO)
OMM Organisation météorologique mondiale (WMO)
OMPI Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (WIPO)
OMS Organisation mondiale de la santé (WHO)
OMT Organisation mondiale du tourisme (UNWTO)
ONG Organisation non gouvernementale (NGO)
ONU Organisation des Nations Unies (UN)
ONU - Habitat Centre des Nations Unies pour les établissements humains (UN-Habitat)
ONUB Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB)
ONUC Opération des Nations Unies au Congo (ONUC)
ONUCA Groupe d'observateurs des Nations Unies en Amerique centrale (ONUCA)
ONUCI Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (UNOCI)
ONUDC Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC)
ONUDI Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (UNIDO
ONUG Office des Nations Unies à Genève (UNOG)
ONUMOZ Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ)
ONURC Opération des Nations Unies pour le rétablissement de la confiance en Croatie (UNCRO)
ONUSIDA Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (UNAIDS)
ONUST Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (UNTSO)
ONUSOM I Opération des Nations Unies en Somalie I (UNOSOM I)
ONUSOM II Opération des Nations Unies en Somalie II (UNOSOM II)
ONUSAL Mission d'observation des Nations Unies en El Salvador (ONUSAL)
ONUV Office des Nations Unies à Vienne (UNOV)
OPS Organisation panaméricaine de la santé (PAHO)
OSCE Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)
OTICE Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO)
OUA Organisation de l'unité africaine (OAU)

P

PAM Programme alimentaire mondial (WFP)
PEID Petit État insulaire en développement (SIDS)
PIB Produit intérieur brut (GDP)
PMA Pays les moins avancés (LDCs)
PNUAD Plan cadre des Nations Unies pour l'aide au développement (UNDAF)
PNUCID Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (UNDCP)
PNUD Programme des Nations Unies pour le développement (UNDP)
PNUE Programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP)

R

RDC République démocratique du Congo (DRC)
S
SÉDOC Système de diffusion électronique des documents de l'ONU (ODS)
SFI Société financière internationale (IFC)
SG Secrétaire général (SG)
SIDA Syndrome d'immunodéficience acquise (AIDS)
SIPC Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (ISDR)
T
TPIR Tribunal pénal international pour le Rwanda (ICTR)
TPIY Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (ICTY)
U
UA Union africaine (AU)
UE Union européenne (EU)
UEMOA Union économique et monétaire ouest africaine (WAEMU)
UIT Union internationale des télécommunications (ITU)
UNAVEM I Mission de vérification des Nations Unies en Angola I (UNAVEM I)
UNAVEM II Mission de vérification des Nations Unies en Angola II (UNAVEM II)
UNAVEM IIIMission de vérification des Nations Unies en Angola III (UNAVEM III)
UNESCO Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)
UNFICYP Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP)
UNGOMAP Mission de bons offices des Nations Unies en Afghanistan et au Pakistan (UNGOMAP)
UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)
UNICRI Institut interrégional de recherche des Nations Unies sur la criminalité et la justice (UNICRI)
UNIDIR Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR)
UNIFEM Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM)
UNIPOM Mission d'observation des Nations Unies dans l´Inde et le Pakistan (UNIPOM)
UNITAR Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR)
UNMOGIP Le Groupe d´observateurs militaires des Nations Unies dans l´Inde et le Pakistan (UNMOGIP)
UNOPS Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS)
UNRISD Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD)
UNRWA Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)
UNSF Force de Sécurité des Nations Unies en Nouvelle-Guinée occidentale (UNSF)
UNU Université des Nations Unies (UNU)
UNYOM Mission d'observation des Nations Unies au Yémen (UNYOM)
UPU Union postale universelle (UNPA)

V
VIH Virus de l'immunodéficience humaine (HIV)
VIH/SIDA Virus de l'immunodéficience humaine / Syndrome d'immunodéficience acquise (HIV/AIDS)
VNU Volontaires des Nations Unies (UNVs)

# Posté le jeudi 21 avril 2005 18:18

Modifié le mardi 07 août 2007 21:03