Une femme donne naissance à un poisson

Une femme donne naissance à un poisson
Une femme donne naissance à un poisson
Les cayens sont préoccupés par la naissance mystérieuse d'un poisson à l'hôpital Immaculée Conception hier dimanche. Le député de Chantal Torbeck, Guy Gérard Georges, et le correspondant de radio Métropole, Joseph Cerisier, qui se sont rendus sur place ont vérifié la présence de ce poisson qui se trouvait dans une cuvette dans une des chambres.

Le médecin accoucheur a fait part de sa consternation soulignant être confronté à ce phénomène pour la première fois. La “ mère du poisson " a assuré qu'elle était enceinte de plusieurs mois. " J'avais ressenti de fortes douleurs ", explique t-elle.

Des milliers de personnes qui s'étaient rendus à l'hôpital ont pu voir que le poisson qui avait un cordon ombilical n'avait pas de queue.

En dépit des récentes averses qui ont rendu la route nationale # 2 impraticable, les cayens se sont préoccupés à ce dossier s'appliquant à faire des spéculations diverses sur ce fait divers. Joseph Cerisier rappelle que la l'année dernière une femme avait donné naissance à un être ayant deux têtes et un corps de poisson.

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# Posté le mardi 26 mai 2009 16:41

Carlos Nerilus

Carlos Nerilus
Carlos Nerilus

Le RNDDH a appris avec consternation la décapitation, le 2 mai 2009, d'un haïtien en République Dominicaine . Carlos NERILUS, accusé à tort d'avoir tué un ressortissant dominicain la veille, a été capturé puis décapité.

Le RNDDH note que l'assassinat de Carlos NERILUS s'est produit en pleine rue d'un quartier populeux de Buenos Aires , en présence d'une foule nombreuse, massée pour la circonstance et qui, au terme de ce crime macabre, a manifesté sa joie par des applaudissements.

Le RNDDH souligne que cet assassinat ne peut en aucune façon être considéré comme un acte isolé vu que les haïtiens continuent d'être l'objet d'actes de violence les uns plus atroces que les autres tant par des membres de la population que par les autorités dominicaines. Ces crimes connaissent différentes formes : strangulation, lapidation, disparition, décapitation, asphyxie, assassinats par balles, etc. Pour la seule période allant de janvier à avril 2009, au moins dix-sept (17) haïtiens ont été assassinés et sept (7) autres, blessés ou agressés. D'autres actes répréhensibles sont commis à l'encontre des Haïtiens dont des arrestations et rapatriements forcés, dans l'irrespect flagrant du Droit International des Droits de l'Homme.

Parallèlement, l'assassinat crapuleux de Carlos NERILUS intervient à un moment où, plusieurs dirigeants des pays de la Caraïbe tiennent des discours virulents et discriminatoires à l'encontre du peuple haïtien. En témoignent les propos des premiers ministres respectifs de Trinidad et Tobago et de Saint-Vincent et Grenadines , lors du 5ème Sommet des Amériques tenu dans la capitale de Trinidad et Tobago du 17 au 19 avril 2009. Selon ces dirigeants, Haïti représente une honte pour la région et un handicap au développement. Cependant, l'Etat haïtien assiste passivement à cette campagne discriminatoire contre le pays et cette inertie légendaire engendre l'aggravation de la situation des haïtiens vivant en terre étrangère.

La décapitation de Carlos NERILUS constitue une violation grave des droits à la vie, à la dignité humaine et à l'intégrité psychique et morale non seulement de la victime mais aussi de toute la nation haïtienne. Cet acte barbare heurte l'article 5, alinéas 1 et 2 de la Convention Américaine relative aux Droits de l'Homme et l'article 3 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques auxquels Haïti et la République Dominicaine sont parties.

Le RNDDH condamne fermement ces assassinats en série et enjoint les autorités haïtiennes à porter plainte contre la République Dominicaine et tous autres Etats qui se sont rendus coupables du non-respect des engagements internationaux et régionaux en matière de protection des droits humains auxquels ils ont adhéré.----

# Posté le mardi 26 mai 2009 16:36

II. DESIR, PLAISIR ET LIBIDO : PEUT MIEUX FAIRE...

II. DESIR, PLAISIR ET LIBIDO : PEUT MIEUX FAIRE…
- Il m'est même arrivé certaines fois afin de court-circuiter ce genre de situation de conseiller à un homme de ne surtout pas révéler à son épouse ou sa compagne qu'il prenait une aide à l'érection surtout au début du traitement afin d'éviter le regard parfois culpabilisateur et « castrateur » de la femme. Une fois que les rapports (sexuels et affectifs) sont repris de manière tout à fait satisfaisants et harmonieux, le patient alors mis en confiance pourra révéler à sa compagne qu'il a reçu une petite aide du médecin et que les choses sont rentrées dans l'ordre. La démarche la plus difficile pourtant reste celle de ceux qui ont initié une relation grâce à un traitement sans l'avoir révélé et qui n'arrive toujours pas à le révéler à leur partenaire. Il s'agit parfois en quelque sorte d'un cercle vicieux puisqu'on n'ose pas dire à sa partenaire que l'érection est revenue à la normale grâce à un médicament sous peine de voir se briser la relation de confiance (parfois bien fragile) qui s'est réinstaurée. Pourtant la découverte d'une sorte de maîtrise technique de la reprise d'une érection offre à l'homme la possibilité de s'affirmer en tant qu'homme et de redonner du plaisir à sa partenaire.
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II. DESIR, PLAISIR ET LIBIDO : PEUT MIEUX FAIRE...
1. Eloge et déclinaison du plaisir
Le désir est bien souvent lié au plaisir, mais pas uniquement et pas toujours. Pour certains ils sont indissociables1. Il est vrai que chacun de nous pressent intuitivement qu'un désir très fort déclenchera invariablement du plaisir. L'humain recherche le plaisir avant de désirer. Le plaisir serait soit physique soit émotionnel. Hormis les nombreux plaisirs que peut nous offrir la vie, le plaisir physique dans l'acte sexuel est lié essentiellement à la capacité d'augmenter et de faire durer son excitation sexuelle ainsi que d'utiliser cette excitation sexuelle afin d'aboutir à un plaisir sexuel2 . La capacité d'augmenter et de faire durer l'excitation sexuelle permet de parvenir à une décharge éjaculatoire pour l'homme et à une vague de spasmes chez la femme. Il s'agit de réflexes orgastiques. « Le lâcher-prise musculaire final qui accompagne fournit une sensation de plaisir physique appelée « orgaste » 2. La sensation de volupté qui, au fur et à mesure que le corps se met en branle, se transforme en jouissance et qui correspond à un véritable plaisir final dans un abandon émotionnel total est appelé « orgasme »2.
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# Posté le jeudi 07 mai 2009 14:44

Le handicap masculin est alors aujourd'hui révélé et bien souvent condamné.

Le handicap masculin est alors aujourd’hui révélé et bien souvent condamné.
- Le handicap masculin est alors aujourd'hui révélé et bien souvent condamné. Il y a essentiellement deux raisons qui font que les femmes sont réticentes à la prise d'un traitement pour regagner l'érection : la peur des complications surtout cardiaques et le manque de spontanéité du phénomène érectile lié à un traitement et non plus au désir suscité. Pour répondre à ces angoisses, il faudra expliquer au patient et à son épouse ou compagne, si on arrive à la faire venir à la consultation, que les médicaments permettant de regagner la fonction érectile ne sont absolument pas dangereux pour le coeur ou pour le corps à condition que l'on ait respecté les recommandations d'emploi et les contre-indications, y compris les interactions médicamenteuses surtout chez les patients cardiaques ou hypertendus. Je me rappelle toujours du cas de ce couple d'âge moyen venu consulter pour un dysfonctionnement chez monsieur en même temps qu'un problème de prostate. Lorsque j'ai proposé un médicament pour la prostate accompagné d'un médicament pour les érections, la femme me dit d'un air tout à fait sérieux et presque autoritaire : « j'espère, Docteur, que vous n'allez pas lui prescrire du Viagra®. Maintenant que j'ai la ménopause, je peux être un petit peu tranquille ! » Ce cas assez typique est contrebalancé par beaucoup d'autres situations moins cocasses où la femme ne veut pas la pilule pour l'homme parce qu'elle a l'impression qu'elle n'est plus désirable. Dans d'autres situations, c'est l'homme qui veut la pilule parce qu'il ne veut plus la femme qui est avec lui et veut aller trouver d'autres femmes. Chacun doit alors s'interroger sur la banalisation du sexe présenté comme une activité ludique, traité comme un adjuvant et non pas comme partie prenante de la relation amoureuse. 21
- Bien souvent on entend dire que les médicaments permettant de regagner l'érection sont des substitutifs ludiques des pilules de l'amour. Il s'agit bien évidemment de traitement permettant de retrouver une érection de qualité chez un homme déjà diminué et anxieux. Cette connotation et ces préjugés sont à l'origine d'un problème, non seulement en Suisse mais dans d'autres pays en Europe, de difficultés rencontrés dans le remboursement de ces médicaments qui ne sont pas encore pris suffisamment au sérieux alors que le problème du dysfonctionnement érectile et du dysfonctionnement sexuel est un véritable problème pour l'homme qui souffre. Car derrière chaque homme qui vient consulter, il existe une souffrance d'un humain, d'un couple et une histoire qui se brise, parfois. Malheureusement, les patients tardent à consulter et au moment où l'on voit ces couples où même lorsque l'on arrive à redonner une érection, le fossé affectif et émotionnel s'est déjà creusé. Même si la femme bien souvent n'apprécie pas l'intrusion du médical et du comprimé dans son intimité, elle doit comprendre que pour un homme dont le dysfonctionnement est pour la plupart du temps un problème organique, le médicament et le bilan médical sont indispensables. J'en veux pour preuve des situations, comme après une chirurgie pour cancer de la prostate ou une chirurgie pelvienne dans laquelle sans aide médicamenteuse ou mécanique, l'érection est impossible en raison des lésions nerveuses et vasculaires occasionnées par la chirurgie. Les femmes se font difficilement à l'idée de ne pas provoquer l'érection de leur homme et la dichotomie sexe-amour ne se décline plus de la même façon. Le pouvoir de séduction doit nécessairement aboutir à une érection. On assiste alors à
une certaine collusion entre la crainte masculine de déchoir en montrant qu'on a besoin d'une aide et le veto féminin qui ne veut pas d'aide ou d'associé à provoquer la réaction sexuelle adéquate de son partenaire1. Il est intéressant de noter que la possibilité aujourd'hui quasi « absolue » que nous avons de traiter l'impuissance masculine agit comme un révélateur de l'ensemble des problèmes de sexualité.
- Bien que ce chapitre soit consacré aux médicaments par voie orale, il existe d'autres traitements à disposition que nous avons brièvement mentionnés, notamment les injections de substances vaso-actives ou les prothèses ou implants péniens. Toutefois, la pilule est bien souvent préférée aux injections car elle est plus proche de la physiologie, elle nécessite le désir et l'érection ainsi améliorée cesse avec l'éjaculation contrairement à ce qui se passe avec l'injection de substances vaso-actives ou avec la prothèse. En outre, certains médicaments à durée d'action beaucoup plus longue comme le tadalafil (Cialis®) permettent de ne plus devoir reprogrammer en quelque sorte l'acte sexuel puisque la durée d'action du médicament permet lors de la prise d'une à deux pilules par semaine d'avoir des érections pratiquement à la demande et des rapports sexuels spontanés. Cette liberté permet de retrouver une certaine harmonie dans le jeu amoureux et dans les préliminaires2. Il n'y a pas de doute que cela permettra également à la femme de ne plus voir la pilule comme un intrus.
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# Posté le jeudi 07 mai 2009 14:33

Une évaluation clinque et biologique complète ainsi qu'une substitution permettra de potentialiser l'effet de ces médicaments.

Une évaluation clinque et biologique complète ainsi qu’une substitution permettra de potentialiser l’effet de ces médicaments.
Une évaluation clinque et biologique complète ainsi qu'une substitution permettra de potentialiser l'effet de ces médicaments. Il faut à ce titre souligner que la substitution androgénique par testostérone n'est absolument pas dangereuse, et parfois même recommandée, si les contrindications sont respectées et le patient suivi régulièrement.
4. Ce qu'en pensent les femmes
- Paradoxalement, lors du début de la prescription des inhibiteurs de la 5-phosphodiestérase, beaucoup de femmes étaient opposées à la prescription de ces médicaments chez leur mari ou leur partenaire. On peut arguer qu'il s'agisse de femmes post-ménopausées qui n'avaient plus trop envie d'avoir des rapports sexuels ou de femmes qui n'étaient pas trop portées sur le sexe. Toutefois, force est de constater que la femme a beaucoup de peine et de difficulté à accepter que la dysfonction érectile chez l'homme ne soit pas liée à sa capacité de séduction. Hormis les consultations (de plus en plus fréquents) de jeunes gens déboussolés et inexpérimentés par l'approche de la sexualité et surtout d'une femme plus libre et libérée, un phénomène très intéressant est représenté par le fait que l'homme découvre souvent qu'il a de meilleures érections avec une autre femme que celle qu'il aime ! La femme n'apprécie pas et cela se comprend. Pourtant, au lieu de venir en parler, beaucoup de femmes considèrent que le dysfonctionnement érectile de leur homme est lié à un dysfonctionnement de la libido avec une incapacité à aimer. 18
En pratique urologique, seuls 25% des hommes sont accompagnés de leur femme ou partenaire1. C'est déjà beaucoup me direz-vous. En effet, ce sont bien souvent les femmes qui lisent les livres, écoutent les émissions et répercutent les possibilités offertes par la prise en charge des incapacités masculines. Toutefois, lorsqu'il s'agit de prescrire un médicament pour aider le patient à regagner son érection, beaucoup de femmes ont peur, d'une part en raison des possibles effets secondaires notamment sur le système cardio-vasculaire, et d'autre part, elles sont réticentes au fait qu'un homme doive prendre une pilule pour la désirer à nouveau. Ce phénomène est très joliment illustré dans le film de Claude Berri « La débandade » où l'on voit une femme, magnifiquement interprétée par Fanny Ardant, qui est tout à fait effarouchée par le fait qu'elle doive se soumettre « aux expériences » de son mari utilisant les injections intracaverneuses ou même la prise d'un comprimé pour regagner son érection2. La femme est bien souvent inconsciente de l'aide phénoménale qu'elle peut et qu'elle doit apporter au patient afin de regagner confiance en lui en-dehors du fait qu'il doit regagner des érections de qualité quelle que soit la méthode ou le traitement utilisé3.
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# Posté le jeudi 07 mai 2009 14:23

Les nouveaux traitements de la dysfonction érectile : la bandaison sur commande ?

Les nouveaux traitements de la dysfonction érectile : la bandaison sur commande ?
- Comme le chantait Brassens, « la bandaison, Papa, ça ne se commande pas ». Ce qui est exprimé sans aucune précaution oratoire est sous-jacent à la demande de la plupart des hommes, c'est-à-dire, l'espoir d'une sexualité sans faille ou tout le moins sans défaillance. Le but est univoque, mais les motivations extrêmement variées. Un bref historique de la découverte et la mise sur le marché des premières pilules de l'érection comme le Viagra® (Sildénafil) nous montre que ces médicaments ont été mis au point après plusieurs études sur la contractilité de la cellule musculaire lisse cardiaque. Dès la mise sur le marché du Viagra®, beaucoup de personnes surtout dans le grand public ont eu l'impression qu'il s'agissait de pilules du désir permettant d'obtenir une érection à la demande. Ceci est faux. Il s'agit d'un véritable médicament qui n'a comme fonction que de pouvoir maintenir et entretenir la capacité érectile du corps caverneux. Par la suite, deux autres médicaments sont venus renforcer l'arsenal thérapeutique. Il s'agit du Levitra® (Vardénafil) et du Cialis® (Tadalafil). Hormis quelques différences concernant, la spécificité par rapport aux récepteurs, la durée d'action ou les effets secondaires, ces médicaments ont tous le même principe d'action par inhibition de la 5-phosphodiestérase (5-PDE), enzyme qui dégrade le GMP cyclique, permettant un renforcement de la relaxation de la cellule musculaire lisse et donc un prolongement de l'érection. 16
- Ces médicaments permettent-ils une érection sans faille chez tous les hommes ? Ce que l'on peut dire, c'est que ces molécules permettent de traiter plus de 70% de tous les dysfonctionnements, toute cause confondue, avec d'excellents résultats. Les patients ayant une dysfonction érectile sévère, surtout les diabétiques ou les patients opérés d'une chirurgie pelvienne nécessiteront une alternative plus invasive telle que l'injection intracaverneuse d'une substance vasoactive ou parfois la mise en place d'implants péniens. Il faut bien dire que l'acceptation d'un traitement proposé pour régler un problème sexuel est essentiellement fonction de la motivation bien évidemment du patient mais surtout de celui qui le propose. Les débuts du Viagra® en 1998 ont vu arriver beaucoup de patients dans les cabinets médicaux (pas tous très jeunes d'ailleurs) pour se voir prescrire ces pilules. Paradoxalement, ce sont les patients de plus de 60 ans qui demandaient ces traitements. A l'encontre de ce que l'on pourrait croire, ces médicaments n'ont pas foncièrement changé l'approche de la sexualité. Ils ont eu le mérite de permettre une meilleure compréhension des mécanismes de l'érection et par voie de conséquence de parler beaucoup plus librement de sexualité, et par là même de pouvoir aider les hommes ainsi que leurs partenaires plus efficacement. En effet, un médicament prescrit chez un patient ayant un problème et qui n'a pas de volonté de guérir ne sera d'aucune efficacité. En outre, en-dehors des médicaments pour l'érection il faut citer tous les problèmes hormonaux qui peuvent diminuer la libido ou concourir à perturber l'action des inhibiteurs de la 5-phosphodiestérase1.
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# Posté le jeudi 07 mai 2009 14:17

Modifié le samedi 14 novembre 2009 14:03

LE MERVEILLEUX MYSTERE DE L'ERECTION ET SES DYSFONCTIONNEMENTS

LE MERVEILLEUX MYSTERE DE L'ERECTION ET SES DYSFONCTIONNEMENTS
- A ce propos, il est un problème particulier qu'il faut mentionner : « le syndrome du petit pénis » qui hante beaucoup d'hommes et qui motive des consultations avec parfois des attentes « démesurées », c'est le cas de le dire. José, par exemple, patient de 46 ans, marié depuis 18 ans à une femme qu'il aime, et avec qui il a eu 2 enfants. Il vient me consulter pour un agrandissement pénien. Le motif de consultation n'est pas apparent mais ressort après environ 45 minutes d'entretien, alors que le patient me dit avoir été traité par un antidépresseur prescrit par son médecin de famille en raison d'une diminution de la libido associée à une fatigue et des troubles du sommeil. Le patient m'avoue que son épouse veut le quitter, qu'elle entretenait une relation extraconjugale depuis 2 ans sans qu'il soit au courant et qu'au fond, le responsable serait son petit pénis, qui ne l'aurait à ses dires jamais vraiment satisfaite. Après un examen complet, permettant de mesurer la taille du pénis et rassurant le patient sur la « norme » pour son âge (tabelles à l'appui), une sexothérapie d'appoint permettra de « redimensionner » les attentes du patient. Et puisque nous parlons taille, alors parlons-en : le vagin de la femme mesure quinze centimètres en moyenne, donc l'intérêt d'avoir un sexe plus long est inexistant, puisqu'aucune femme ne peut être pénétrée « totalement », la taille moyenne du pénis en érection se situant entre 10 et 12 cm. Pourtant, beaucoup d'hommes (et certaines femmes aussi d'ailleurs) sont persuadés que la taille de leur sexe est proportionnelle à la jouissance que la femme éprouvera. En effet, les hommes sont tellement focalisés sur leur pénis depuis leur plus tendre enfance que bien souvent ils oublient (volontairement ?) que la sexualité ne se résume pas à leur propre sexe.
Leur sexe étant le symbole de leur virilité, ils le connaissent, le mesurent, le comparent, en parlent et certains même « lui » parlent ! Le syndrome du petit pénis a été utilisé par la femme de José comme excuse afin de pouvoir le quitter plus facilement. Les situations cliniques nécessitant une intervention chirurgicale d'allongement pénien sont en fait relativement rares. Il s'agira par exemple de situations congénitales de cas de verge enfouie ou de troubles enzymatiques avec absence de développement des organes génitaux externes. Parfois, dans certaines situations d'hypertrophie pubienne, une réduction de graisse peut être accompagnée d'une section du ligament suspenseur de la verge avec un gonflement du pénis. Toutefois, il faut bien se rendre compte que ces situations sont rares, et que la chirurgie ne règle pas tout. Il sera capital lors de la consultation et des conseils prodigués au patient, que le clinicien soit sans équivoque : il ne faut surtout pas laisser croire au patient que le plaisir est directement fonctionnel de la taille de l'outil pénien. Nul doute que le syndrome du petit pénis des hommes et celui du manque de poitrine des femmes obéit au même principe archaïque, à la même crainte de montrer à l'autre un organe invalide ou insuffisamment développé pour séduire
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# Posté le mercredi 06 mai 2009 17:13

Modifié le jeudi 07 mai 2009 14:14

LE MERVEILLEUX MYSTERE DE L'ERECTION ET SES DYSFONCTIONNEMENTS

LE MERVEILLEUX MYSTERE DE L’ERECTION ET SES DYSFONCTIONNEMENTS
Aujourd'hui, nous pouvons considérer que 70 à 80 % des dysfonctionnements sont mixtes avec une large part attribuée aux problèmes organiques tels que tous les facteurs de risque cardio-vasculaires comme l'obésité, le tabagisme, l'hypercholestérolémie, le diabète, qui sont de véritables tueurs silencieux de l'érection en détruisant la fonction oxydative de la cellule endothéliale du corps caverneux. Bien évidemment, à partir d'un certain âge, le vieillissement du corps caverneux et la diminution de la production de l'oxyde nitrique qui est le neuro-modulateur principal du phénomène de l'érection va jouer un rôle prépondérant dans le dysfonctionnement. Chez le patient plus jeune, il s'agira plutôt d'une angoisse de l'échec, d'une volonté de performance, d'une immaturité sexuelle ou d'une sexualité fragile. Hormis le fait de représenter un véritable baromètre de l'état de santé du patient, la fonction érectile a une immense importance pour l'homme et tout phénomène de dysfonction aura un impact catastrophique non seulement sur le physique, mais psychologiquement. On en veut pour preuve le fait que dans la plupart des dysfonctionnements alors qu'il s'agit d'un problème organique voire mixte, c'est bien souvent le phénomène psychologique qui est au premier plan et qui empêche le patient de consulter. Il s'agirait peut-être du fait que l'homme a moins confiance que la femme dans les ressources de la vie et qu'il se sent moins fort et moins prêt à parler de ses problèmes ou de ses difficultés. Même si le terme retenu est celui de dysfonctionnement érectile et de dysfonctionnement sexuel chez l'homme, un homme atteint d'une difficulté érectile se sent véritablement
« impuissant », non seulement dans sa fonction mécanique, mais dans sa capacité à rendre l'autre et surtout la femme heureuse.
- La peur de l'échec semble être au centre des problèmes sexuels masculins en altérant la vie sexuelle de nombreux couples. Bien que le phénomène de l'érection soit pratiquement décérébré avec une réaction mécanique chez le sujet jeune pratiquement immédiate à une stimulation ou à un fantasme, le cerveau joue un véritable rôle puisque tout blocage psychologique peut détruire la fonction érectile. Nous comprenons aisément qu'une dysfonction érectile joue un rôle sur la psyché masculine et qu'inversement la psyché influe négativement ou positivement sur la capacité à maintenir une érection ou pas. Ce qui complique considérablement la sexualité humaine et bien souvent le regard sur soi et le regard de l'autre. L'homme, en tout état de cause, se construit en permanence sous le regard des femmes et une sexualité harmonieuse est bien souvent le ciment indispensable du couple. De plus, l'échec d'un médicament ou d'un traitement réputé efficace renvoie le malade à sa solitude et prélude souvent à l'abandon de toute thérapeutique par perte de confiance. Bien évidemment, le cerveau sous l'impulsion du regard de l'autre fabrique les craintes, les fantasmes et autres phobies qui l'assaillent dès que le sexe est mis en avant si on ose dire. La panne érectile est révélatrice de la manière dont le propriétaire de l'outil « pénis » vit le rapport à son corps d'une part et le rapport à l'autre d'autre part1. Il suffit parfois d'un seul échec pour déclencher un processus d'évitement qui peut durer des dizaines d'années.
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# Posté le mercredi 06 mai 2009 16:53

LE MERVEILLEUX MYSTERE DE L'ERECTION ET SES DYSFONCTIONNEMENTS

LE MERVEILLEUX MYSTERE DE L’ERECTION ET SES DYSFONCTIONNEMENTS
1. L'érection, comment ça marche ?

L'érection est pour l'homme un phénomène merveilleux et incompréhensible. Tous les matins, il se réveille avec une verge dure, sans comprendre ce qui lui arrive. Jusqu'à un certain âge où mystère de la nature, cette érection spontanée et salvatrice s'atténue, s'amenuise pour disparaître. Le phénomène de l'érection est parfaitement physiologique et l'anomalie serait plutôt la verge au repos. En effet, le corps n'a rien trouvé de mieux, afin de ré-oxygéner le pénis, que l'érection matinale permettant un afflux sanguin massif avec une oxygénation bénéfique. L'adolescent qui constate ses premières érections ne comprend pas comment cet organe ramolli, qui sert généralement à uriner, peut parfois, sans raison apparente, changer de taille et de volume. Les choses se compliquent encore lorsque, vessie pleine, il ressent un besoin d'uriner simultanément. Pourtant, le stimulus de l'érection ne vient pas du pénis, mais du cerveau qui, au niveau d'une zone très particulière (hypothalamus), va générer des influx et des stimuli qui, le long de la moelle épinière, vont rejoindre les nerfs érecteurs puis, les terminaisons nerveuses effectrices au niveau des corps caverneux et notamment de la cellule musculaire lisse. Depuis la découverte du Sildénafil en 1998, dont nous aurons l'occasion de parler ultérieurement, et d'autres médicaments permettant de maintenir l'érection, les chercheurs ont mieux compris 8
les mécanismes de l'érection et ont permis d'expliquer la chimie qui est à l'origine de ce phénomène merveilleux. Anatomiquement, le pénis est formé de 2 cylindres entourant l'urètre formé du corps membraneux. Les corps caverneux ont une structure très semblable, formant une éponge avec des connexions à travers les interstices. Ces 2 corps caverneux reliés entre eux sont chacun entouré d'une membrane épaisse et non extensible, la tunique albuginée. Au niveau de la jonction entre la terminaison nerveuse et la cellule musculaire lisse du corps caverneux, apparaît une libération d'un neurotransmetteur très particulier, le NO (oxyde nitrique) qui va, lors d'une cascade biochimique, aboutir à une augmentation du GMP cyclique, puissant vasodilatateur. La dilatation de la musculature lisse permet d'accepter une quantité phénoménale de sang artériel qui gonfle le pénis, aboutissant à une érection jusqu'à obtenir une pression maximale. Puis, après compression des veinules le long des membranes albuginées du corps caverneux, le phénomène se verrouille avec un mécanisme semblable à un système d'autoclave. Lorsque tous les systèmes nerveux, hormonaux, vasculaires, artériels et veineux sont parfaitement fonctionnels chez l'homme, le système est extrêmement efficace avec le maintien d'une érection, permettant un rapport sexuel. La détumescence est obtenue après libération massive d'adrénaline au moment de l'orgasme et de l'éjaculation qui permet, en tant que puissant vasoconstricteur, de diminuer la pression au niveau du corps caverneux et de permettre au pénis de regagner sa taille initiale.
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2. La dysfonction érectile, causes et répercussions sur la psyché masculine.
- Même si la dysfonction érectile devient un véritable thème de discussion, elle reste un sujet tabou pour de nombreux hommes et parfois même pour le corps médical1. Nous pouvons considérer qu'en Suisse environ 400'000 personnes sont concernées par le problème pourtant seulement 40'000 d'entre elles vont consulter. Beaucoup de patients se cantonnent encore à des forums sur internet, l'obstacle psychologique restant de taille alors qu'aujourd'hui la consultation devrait permettre d'ouvrir le dialogue et de proposer après un bilan médical complet, un traitement efficace. La prévalence totale de la dysfonction érectile est de 20 % avec une proportion augmentant fortement avec l'âge. En effet, environ 10 % des hommes de 40 à 50 ans sont concernés et 20 % des hommes de 50 à 60 ans. Les statistiques pour 2025 parlent de 325 millions de personnes dans le monde touchées par la dysfonction érectile. La définition de l'OMS de « dysfonction érectile » est le terme clinique retenu pour décrire l'incapacité à maintenir ou à obtenir une érection pénienne suffisamment rigide pour permettre des relations sexuelles satisfaisantes et ce depuis au minimum 6 mois.
- Pendant longtemps, tout le monde pensait que tout se passait dans la tête. En effet, Hippocrate ne disait-il pas que la femme était l'origine de l'impuissance masculine.
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# Posté le mercredi 06 mai 2009 16:52

LA SEXUALITE

LA SEXUALITE
Introduction
- La sexualité est un paramètre important de la qualité de vie. Pourtant aujourd'hui, se confondent sexualité, sexe et amour. On parle plus volontiers de sexe c'est certain, mais le thème de la sexualité reste encore tabou et l'amour encore une notion vague et un idéal à atteindre, difficile à cerner surtout pour les hommes. Mais quel est le chemin ou quels sont les chemins qui mènent à l'amour ? Pour aimer doit-on obligatoirement passer par une sexualité épanouie et inversement une sexualité satisfaisante conduit-elle inexorablement à l'amour ? L'amour romantique est-il uniquement un état psychotique accepté culturellement ?
- Bien qu'ayant une formation de base de chirurgien et ayant surtout travaillé en chirurgie fonctionnelle et de reconstruction urologique après traumatisme et cancer, mon installation en pratique privée m'a vite confronté à mon insuffisance en tant que chirurgien-urologue à prendre en charge efficacement les problèmes nombreux et complexes des troubles de la sexualité. En effet, je me suis senti quotidiennement alerté par une prise de conscience de plus en plus importante de l'impact que revêt la sexualité pour la vie de couple certes, mais surtout et aussi de l'angoisse qui hante de nombreux hommes notamment en cas de dysfonction sexuelle. L'angoisse d'en parler bien sûr mais surtout l'incapacité de mettre des mots, de verbaliser, de s'exprimer ou simplement d'essayer de comprendre les mécanismes normaux ou pathologiques de la fonction sexuelle. L'homme est-il uniquement centré, égocentré sur la mécanique et la fonction érectile ? Ou arrive t'il, cherche t'il du moins à intégrer 4
cette fonction érectile dans sa relation affective et amoureuse à l'autre ? Ces réflexions m'ont amené à me demander ce que cherchaient au fond les hommes. Poursuivent-ils le désir ? Le plaisir ? Uniquement le regain d'une fonction qui s'étiole ou se perd ? Faute de savoir, de pouvoir ou de vouloir aimer, l'homme dépense parfois tant d'énergie à regonfler son pénis. Ne devrait-il pas se concentrer sur l'amour plutôt que de chercher à parfaire sa fonction érectile et par là même son image de mâle ? Or, ne confond-on pas trop souvent amour et amour de soi ? Mais l'homme sait-il aimer ? Si oui, veut-il ou peut-il encore le faire ? Pourtant, la condition sine qua non ne semble - t'elle pas consister à faire l'effort de se pencher, assidûment, sur soi même afin de prendre conscience de ses conditionnements et ainsi d'intégrer au mieux sa part d'ombre ? Il s'agit en fait de devenir intime avec soi-même pour pouvoir être intime avec l'autre.
- Dans le présent mémoire, j'ai voulu essayer de développer ce thème permettant peut-être d'ouvrir des éléments de réponse à ces questions par le biais de quelques exemples illustrant une consultation en pratique quotidienne en urologie. Dans cette démarche, le fait d'avoir participé à une formation en sexologie clinique m'a non seulement aidé dans ma pratique quotidienne mais a profondément modifié ma perception de l'humain. Elle m'a permis de dépasser ma condition de médecin ou chirurgien d'organes afin d'intégrer le fonctionnel dans le sexuel. A cet égard, j'ai choisi de raconter l'histoire de l'homme - ou plutôt de plusieurs hommes, très différents, mais au fond très semblables – en quête de leur identité. Cette identité parfois perturbée pas seulement par un dysfonctionnement sexuel pouvant être le 5
reflet et le miroir d'un malaise plus profond, mais comme révélateur aussi de certains « monstres » reliquats du passé (pas toujours très simple d'ailleurs) alimenté par des mythes et des tabous encore très présents à l'esprit de beaucoup qu'il est difficile d'affronter et dont il est difficile de se dégager pour devenir soi.
- Le mémoire s'articule tout d'abord autour de la définition de l'érection et des troubles qui peuvent venir perturber la fonction érectile. Sera abordé ensuite les notions de plaisir, désir et libido sans lesquelles aucune relation amoureuse ne peut s'établir même en l'absence de toute perturbation physiologique. Vient tout naturellement le chapitre concernant la peur de l'homme face à la relation amoureuse afin de tenter de définir ce qui fait peur à l'homme : la femme ? le fait d'aimer ? d'être aimer ? la peur de s'engager et de perdre sa liberté ? La dysfonction érectile perturbe t'elle la capacité de l'homme à aimer et à désirer d'une part au-delà de perturber son image et son estime. D'autre part, j'ai voulu essayé de comprendre dans quelle mesure les nouveaux médicaments oraux mis au point pour le traitement et la prise en charge des dysfonctionnements érectiles ont-ils modifié si ce n'est perturbé la façon dont l'homme aborde la sexualité, le désir et l'amour.
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# Posté le mercredi 06 mai 2009 16:50